Sainte-Anne - Ile de la Réunion - Océan Indien - Planète Terre
Année de naissance : 1994
Signe particulier : Roots Rock Reggae
Fondateur et lead : Ti Rat
TI RAT & ROUGE REGGAE, 13 ans sur la route pour lutter à coups de mots et de musique contre la discrimination raciale, la honte, l’exclusion sociale, l’injustice, la violence et les guerres.
Ti Rat & ROUGE REGGAE dédie sa musique au RASTAFARI mouvement et
adresse son respect maximum à Haïlé Selassié I d’Ethiopie.
L’association TER VER, structure administrative du groupe, a pour objet l’expression et la production musicales et artistiques, vecteurs de lutte contre l’exclusion et toute forme de discrimination.
Contacts Rouge Reggae :
TI RAT : 0692 01 91 70
Diane Lebeau : 0692 88 66 52
Tél. /fax : 0262 51 08 17
Mail : ter.ver@wanadoo.fr
Web Site : rougereggae.com & Blog
Historique Clin d’oeil
C’est sur scène que Rouge Reggae a toujours su toucher son public. L’énergie et la sincérité de Ti Rat, la force et la justesse de ses textes, font de chaque concert de ROUGE REGGAE un moment unique …
Quelques souvenirs en passant …
2006 FLORILEGES / 2006 SAKIFO / 2006 Bras Panon mai / 2005 (Juin) Théâtre de Saint-Gilles) / 2005 (Mai) Kabardock / (Mai Bras Panon / 2000 (Mai) La Ravine Saint Leu / 1998 (Juin) Barachois / 1996 (octobre) Palaxa
Rien de surprenant à ce que des producteurs réunionnais aient fait appel à ROUGE REGGAE pour assurer la première partie de pointures internationales de la planète reggae. Pour mémoire
2006 (Juin) BURNING SPEAR / 2004 (Septembre) CULTURE / 2003 (Juin) ISRAEL VIBRATION / 2002 (Juin) TIKEN JAH FAKOLY / 2001 (Juin) PABLO MOSES / 2000 (Juin) GLADIATORS / Des concerts qui ont mis le feu à la Ravine Saint Leu / sans oublier en mai 1996 la première partie de THIRD WORLD au Parc Expobat de Saint Paul. En tournée en France 2007 (Octobre), avec un passage mémorable à l’Elysée Montmartre (voir images sur le blog et sur le site)
Discographie
… après une première expérience contractuelle, ROUGE REGGAE travaille en autoproduction depuis le début de ce nouveau millénaire, ce qui l’a amené à créer son propre studio baptisé « Zone Jaune Records » (Sainte Anne).
En cours de création, le prochain album ... sortie prévue fin 2008
Nouvel album 2006… « DIASPORA, en toute simplicité »
Album autoproduit, enregistré au Zone Jaune Studio (REUNION) avec un special feat. Sally NYUNDO (MALAWI). 8 titres et 3 dubs signés Manjul. Mixé au Humble Ark studio (MALI).
Décembre 2003 « MORE UNITY »
Autoproduction … album résolument roots, rock, reggae … 8 titres et 8 dubs enregistrés à « Zone Jaune Records » et mixé par Manjul au « Humble Ark » studio (Mali).
Décembre 2000 « DIVINE RECOMMANDATION »
Autoproduction … 10 titres et 7 dubs enregistrés par Manjul dans le studio « Humble Ark » qui deviendra le corner « Zone Jaune Records ».
Avril 1999 « ESCLAVAGE MODERNE »
4 titres chez Piros.
Composition du groupe
Ti Rat (Jh. Alain LEBEAU), Leader, auteur compositeur interprète, guitare
Diane LEBEAU Choriste, claviers
Lulu, (Lunaïc Wilfried LEBEAU), Batterie
Ras’ Cordon (Olivier CORDONIN), Guitare lead
Stéphane SURVIL, Guitare basse
Arnaud DELGOULET, Organ, choriste
Yoann DELORT, Saxophone
Quelques éléments presse
AKOZ 26 n° special les cahiers réunionnais du développement juillet 2006 (La chanson engagée à la Réunion)
TI RAT & ROUGE REGGAE MORE UNITY (TI RAT)
Au milieu des champs de canne, à quelques dizaines de mètres de l’océan Indien : c’est dans ce décor que Ti Rat vit et travaille ses chansons.
Chez lui, c’est un peu la version réunionnaise du Zion cher aux rastas, l’endroit idéal pour capter des vibrations aussi pures que de l’eau de source. C’est là que l’ingé son musicien Manjul, véritable missionnaire du reggae parti continuer sa tâche au Mali, avait remonté son studio Humble Ark, analogique bien sûr.
Trois ans après Divine Recommandation, il est revenu apporter sa contribution au deuxième album de Ti Rat & Rouge Reggae (enregistré au groupe électrogène !) avant d’emporter avec lui les bandes à Bamako pour les mixer et leur donner ce son si particulier qui le place dans la lignée directe de Lee Perry et d’Augustus Pablo. Sur ce disque « inspiré par Jah Rastafari et produit par Ti Rat », comme on peut le lire sur la pochette du CD, la musique est l’exact reflet de l’âme
mystique du chanteur Réunionnais.
Bertrand LAVAINE
Journal de l’Ile de la Réunion du 11 juin 2001 (Festival à Saint-Leu)
Musique : Deux générations de reggae-men sur scène
Difficile de trouver une place où se garer samedi soir aux abords du Séchoir vers 20h30. Les fans se pressaient pour ne pas manquer l’escale de Pablo Moses à la Réunion avant la suite de sa tournée en métropole où il débute, mercredi à Lille, une série de douze représentations.
L’hommage à Jah a commencé avec Rouge Reggae, la bande de trublions de Sainte-Anne. Le jeu de scène très dynamique de Ti Rat, chanteur et leader du groupe, a bien chauffé l’assistance au rythme des morceaux de son dernier opus, “Divine recommandation”. Un engagement et un enthousiasme servi par des musiciens de qualité. Rouge Reggae a en effet étoffé son effectif de trois nouvelles recrues “pour un son plus propre et dans l’objectif d’ouvrir le groupe au public européen dans le respect de l’authenticité de notre style”.
Un patriarche à la Réunion
Des chansons dont les thèmes tournent autour de l’environnement ou les problèmes socioéconomiques, comme c’est traditionnellement le cas en roots-reggae. Ainsi, “Mi respire l’air” ou “Esclavage moderne” ont constitué des temps forts de la prestation du groupe de l’Est. En concluant sur “Babylone problème”, Ti rat et les siens ont stigmatisé “l’impérialisme” américain qui semble être un de leur cheval de bataille. “Nous sommes prisonniers de la culture Nike et McDo, et dans ce sens, notre combat rejoint celui de nos frères jamaïcains”, a décrété Ti rat en coulisses où il a également témoigné de son immense honneur de jouer avant un grand nom comme Pablo Moses. En fan, il a collecté tous les autographes des membres du groupe jamaïcain. Même celui du fils de Pablo, venu uniquement pour accompagner son père.
Pablo Moses a ensuite effectué, dans un style plus posé, une représentation de 90 minutes où ses bottines de velours vert pomme ont fait sensation. Les premiers rangs du public ont brandi les drapeaux vert-jaune-rouge pour célébrer le papy de la scène reggae, qui officie en tant que pro depuis 1978. Pas de nouvel album en vue, mais la sortie d’une anthologie, “We Refuge” qui réunit les titres majeurs de sa carrière. C’est donc une tournée en forme de bilan qu’effectue Pablo Moses en France, au Royaume-uni et au Bénélux. Devant le public réunionnais, il s’est senti quasiment chez lui. “C’est comme à la maison ici, le paysage est très similaire à l’île dont je suis originaire, on y trouve les mêmes arbres et les mêmes plantes...”
Le chanteur a en outre apprécié la cuisine locale et le délicieux poisson coco préparé par Hachim, le cuisinier du restaurant Les Loups à Saint-Paul. Cet amoureux des îles s’est déclaré satisfait de l’amélioration du climat politique en Jamaïque. “En 1975, la liberté de penser était régulièrement bafouée, on connaît notamment les attentats dont ont été victimes
Bob Marley et Peter Tosh à cette époque, mais les choses ont évolué de manière très positive dans les années 90.” Et quand on lui demande si le mouvement reggae a contribué à ce changement, il réplique subtilement que “le genre participe de l’amélioration de la vie en général”. Un état d’esprit que les fans à Saint-Leu samedi dernier ont ressenti en dansant
avec recueillement sur les rythmes lancinants du patriarche.
Loïc Ton-That
Journal de l’Ile de la Réunion du 25 juin 2003
ZONE JAUNE RECORDS À STE-ANNE Un studio aux sonorités reggae
Tout naturellement, le vert, le rouge et l’or sont les couleurs dominantes de Zone Jaune Records. Dans la cabine technique, des posters de Bob Marley, du négus Hailé Sélassié ou encore les extraits de “I have a dream” de Martin Luther King tapissent les murs. Comme dans tous les autres studios d’enregistrement, on trouve une table de mixage, des amplis et quelques effets, mais à la place de l’ordinateur pour la prise de son, on a un grand magnétophone à pistes. Et parmi les instruments qu’on retrouve dans le studio, on a un bon vieil orgue Hammond dont le son bien lourd et original — idéal pour le “reggae pump” — ne peut être reproduit par aucun modèle de synthétiseur des nouvelles générations. Bref, l’analogique trouve encore toutes ses lettres de noblesse au Zone Jaune Record. En témoigne, l’album intitulé “Indian Ocean in Dub”, réunissant les diverses formations de la région, qui a été enregistré dans ce studio anciennement dénommé Humble Ark. “On sent cette vibration mystique qui accompagne chacun des morceaux de l’album, un son vraiment roots, bien lourd, qui vous plonge dans une profonde méditation, avec ses montées d’orgue, de guitare, de melodica, de cuivres et de percussions, des voix sur le ton de la prière ; les effets y sont sobres mais bien présents, lancinants” peut-on lire dans une critique (sur Internet), des volumes Fight 1 et 2 de “Indian Ocean in Dub”. Depuis que Manjul, ingénieur du son, bien connu dans le monde
rasta et qui a enregistré cette compilation, est installé au Bamako, Ti Rat, le leader du groupe Rouge Reggae a pris le relais pour diriger le studio. Après “Divine Recommandation”, l’album que Rouge Reggae a autoproduit en mars 2001, Ti Rat et ses dalons s’apprêtent à sortir un opus intitulé “More unity”, lui aussi enregistré à Zone Jaune Records. Le mixage des
huit titres, confié à Manjul au Mali est achevé, mais l’album n’est pas encore disponible dans les bacs. Les textes de Ti Rat sont particulièrement critiques à l’encontre du “système”, comme dans “No more pretention”, le 4e morceau du CD où il s’attaque à “un pouvoir fantôme” ou encore dans “Tout ça pour le flouze” où il fustige certaines attitudes du G8.
Par ailleurs, Rouge Reggae a accueilli en résidence depuis quelques semaines, Sally Nyundo, un artiste rastafarian originaire du Malawi avec qui le groupe travaille sur des morceaux de reggae d’influences, anglophone, francophone ou créolophone.
Ti Rat a également ouvert la porte de Zone Jaune Record à des jeunes groupes de ragga/hip-hop comme Science Vokal. On citera enfin, un projet en gestation de collaboration entre Rouge Reggae et les DJ’s Vince & James de 97Kat Sound System de Saint-Denis. En somme, Zone Jaune Records se présente aussi comme un véritable laboratoire où se déroulent toutes ces “expérimentations” musicales. P.R.





