Ici Patricia Philippe nous parle, nous séduit, nous distrait, nous charme encore plus. Que ce soit au travers de sujets graves (ein comba la vi), du rire ("HL aime"), de l’ironie à propos des "etnomusikolog", ou de la mélancolie, sa voix d’or semble toujours trouver un message positif, un espoir. Plus que dans" CHOKé " son premier album (1995), Poétik Maloya donne le fond de son cœur et de son talent, "il est Elle", aidée dans sa tâche par Daniel Honoré ("O Sélinbinlintièm") que l’on ne présente plus. Et puis il y a ce somptueux clin d’œil à Alain Peters à qui elle rend un hommage dans son texte de "l’enchantèr" mais aussi dans ses lignes de guitare basse magiques :
" Kom pétal flèr
Y tomb su mon vi
Li rente ti dousman
Dan mon kèr
Dan mon lespri "
Textes décalés mais quelquefois engagés, sans méchanceté, le monde de Patricia Philippe est atypique, un pays à l’image de sa terre natale où s’entremêlent poésie, humour, tendresse et tristesse... et tous ces petits "trucs" musicaux et vocaux qu’elle avait trop longtemps offert aux autres, qui participent à son étonnante invitation au voyage.


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