"Le Maloya est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO !", par l’équipe de Maloya.or (oct. 2009).
"Le tango, la danse Ainu du Japon et la tapisserie d’Aubusson sont inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité" informe l’UNESCO. Et parmi les 76 pratiques ou traditions du monde entier qui sont dans la liste validée par l’UNESCO, il y a, pour la France, le maloya... C’est une reconnaissance internationale pour la culture réunionnaise, et surtout, pour tous ceux qui la valorisent, la pratiquent, la transmettent, la vivent... la mèt an lèr !
En 2008, sur initiative de la MCUR (Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise), la Région Réunion, avec le soutien du PRMA (Pôle Régional des Musiques Actuelles) et de nombreux artistes réunionnais, transmet au Ministère de la Culture un dossier de candidature : inscrire le maloya sur la liste représentative du « patrimoine culturel immatériel » de l’humanité.
Le maloya, comme le souligne Gaston Hoareau, « chant d’espoir [et] de douleur », fait donc désormais partie, depuis ce 1er octobre 2009, de cette liste. Pour la France, les trois pratiques et éléments de culture inscrits sont :
La tapisserie d’Aubusson : Tradition pluriséculaire, l’artisanat de la tapisserie d’Aubusson consiste dans le tissage d’une image selon des procédés pratiqués à Aubusson et quelques autres localités de la Creuse (France).
Le Maloya : Le Maloya est à la fois une forme de musique, un chant et une danse propres à l’île de La Réunion. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île.
La tradition du tracé dans la charpente française : L’art du tracé de charpente vise à maîtriser en trois dimensions la conception d’un édifice complexe en bois. Ce savoir-faire traditionnel va à contre-courant de la standardisation contemporaine, en valorisant la place de la personne du bâtisseur dans la construction et en insufflant une pensée créatrice aux bâtiments.
Cette inscription aura pour effet de mieux faire connaître cette musique insulaire, et de pouvoir mieux œuvrer à la sauvegarde, la valorisation et la transmission de sa pratique. Comme le souligne Carpanin Marimoutou, le maloya "a été décrié, méprisé" durant son histoire... Marqué par le sceau de l’interdit, jusqu’en 1982 il était officiellement interdit de se réunir pour le jouer, ni même d’en posséder les instruments (principalement roulèr, kayanm et bobre). Il était aussi interdit de le diffuser sur les ondes...
Aujourd’hui, le maloya est à nouveau anlèr, et de jeunes artistes, habités par sa force, continuent à le pratiquer, l’adaptant à la société nouvelle, le transformant parfois, mais toujours le perpétuant : Ti-Fred, Lindigo, Davy Sicard, 7 Po, etc. Ils peuvent rendre un vibrant hommage à ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui récompensés : les Gramoun Baba et Gramoun Bébé, Granmoun Lélé et sa famille, Lo Rwa Kaf et son lantouraz, Danyèl Waro et ses dalon, et sans oublier Alain Peters et son kozé à lui, son maloya à lui, et tant d’autres !

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Vos commentaires
# Le 26 septembre 2010 à 16:41, par gob
En réponse à : Le Maloya est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO !
oui ok .. me soman si domoun i veu sawar kwe ki le maloya fodre dessu internet ni trouv in peu plus zinfo dessu . Patrimoine mondial sa le riyn kin mo
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