Jean Louise se souvient. Ancien étudiant à Paris, il s’est lentement résigné à une terne vie d’enseignant de français à l’île Maurice, ne trouvant plus dans son île les scintillances et les griseries qui lui avaient semblé l’essentiel de la vie. Quel est le temps du récit ? Combien d’années se sont passées entre ce qui est décrit et le regard qui est porté sur ces événements ?
Il y a bien quelques datations possibles mais l’auteur semble avoir choisi d’éviter un trop plein de décisions. Des événements lointains aux événements plus récents, on note une perception plus matérielle, plus physique des choses et des êtres, de la femme. Et le lecteur peut éprouver ces glissements dans la langue même du récit, au fil des chapitres, plus simple, plus dépouillée. Car Exils c’est également l’histoire d’une passion entre un narrateur et son outil, la langue.


Version imprimable
envoyer par mail
Réagir à cet article
Suivre les commentaires :
| 