Des mains nues
Des mains nues de l’ailleurs
Accrochées aux épaves
Dans la fôret des mers
Me font un signe amer
Et les doigts de la brise aux carreaux de la mort
Frappent à coups cassés
A ongles déchirées
Et les doigts de la brise à la chair de mon corps
Tapent à peur serrée
Mais j’aime l’espoir gris des landes éternelles
Les longues traînées d’ombre et de suaires en ailes
Mais j’aime le feu vif de mon coeur moribond
Qui détruit sans un cri ma vie à petits bonds.
in Je crache ma plaie (UDIR, coll. "Anchaing", 1983, p. 21)
J’attends qui ?
J’attends qui ? J’attends quoi ?
Du sang au doigt
Au seuil de la souffrance
Assise
Pendant que le monde se hiérarchise
A grands coups de politique
Droite
Gauche
Un direct pour mon regard vacillant
Café vanille et crème chaude
Du sexe impur
Sciure dégoulinant
Cadavre de cafre dans l’allée
Mon île à la charpente du biscuit craquelé
J’attends qui ? J’attends quoi ?
Je dois me panser le doigt.
in Je crache ma plaie (UDIR, coll. "Anchaing", 1983, p. 40)


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